CCIG
Quand l’économie genevoise rencontre les projets qui veulent changer d’échelle
Genève possède une concentration exceptionnelle d’entreprises, de compétences, d’organisations internationales, de scientifiques, de diplomates, d’investisseurs, d’ONG et de porteurs de projets. L’enjeu n’est plus seulement qu’ils soient présents dans la même ville mais qu’ils puissent réellement travailler ensemble.
C’est là que la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève – CCIG trouve naturellement sa place dans la communauté du Geneva Forum comme l’un des passages entre deux mondes qui ont beaucoup plus à construire ensemble qu’ils ne l’imaginent encore.
D’un côté, la Genève internationale : organisations internationales, missions permanentes, ONG, chercheurs, réseaux internationaux, acteurs de terrain et porteurs de projets présents parfois sur plusieurs continents.
De l’autre, un tissu économique genevois extraordinairement dense : entrepreneurs, PME, grands groupes, banques, sociétés de services, experts, investisseurs, professions du droit, du conseil, de la technologie, de l’ingénierie, de la communication ou de la finance.
La CCIG réunit près de 3 000 entreprises et institutions.
Le Geneva Forum, lui, travaille depuis Genève à faire émerger, structurer et accélérer des projets capables de produire des effets bien au-delà de Genève.
La rencontre était donc assez inévitable.
Au Forum, une entreprise peut entrer par une conférence et ressortir avec un projet
On peut venir au Geneva Forum simplement pour écouter.
Puis une conversation commence.
Une entreprise spécialisée dans la donnée découvre qu’un programme international de suivi environnemental cherche précisément à résoudre un problème de collecte ou de traitement de données.
Un spécialiste de la finance rencontre une équipe qui possède un projet solide, un terrain, des partenaires et plusieurs années d’expérience, mais qui cherche encore la bonne architecture financière pour changer d’échelle.
Un cabinet juridique comprend qu’un projet qui semblait au départ essentiellement scientifique aura bientôt besoin d’un consortium international, d’une fondation, d’une société de projet ou d’accords entre plusieurs juridictions.
Un entrepreneur écoute une discussion consacrée à l’eau, à la biodiversité, à l’éducation ou au tourisme et finit par poser une question très simple :
« Où est le modèle économique ? »
C’est souvent à cet endroit précis que le Forum devient intéressant.
Car les Global Impact Projects déployés par le Forum de Genève ne sont pas conçus comme une collection de bonnes intentions. Ils cherchent à transformer des solutions à fort impact en projets concrets, viables et déployables à grande échelle.
Et lorsqu’un projet change d’échelle, il lui faut des entreprises, des fournisseurs, des compétences, des technologies, des opérateurs, des financements.
Parfois une nouvelle société, ou encore un marché qui n’existait pas encore.
L’impact devient alors aussi une question économique.
Les modèles économiques entrent dans la conversation
Cette place du secteur privé est particulièrement visible lors de la Conférence annuelle internationale sur les Modèles économiques.
La CCIG y apportera le regard de celles et ceux qui savent qu’un projet durable doit pouvoir répondre à des questions parfois très concrètes (Qui paie ? Qui investit ? Qui prend le risque ? Qui produit ? Qui achète ? Comment une activité commence-t-elle ? Comment devient-elle autonome ?).
Que doit-on financer par la philanthropie, que peut-on financer par l’investissement, et qu’est-ce qui doit tout simplement devenir une activité économique normale ?
Ce sont des questions auxquelles les acteurs de l’impact ne peuvent plus répondre seuls.
Et les entreprises ne peuvent plus, de leur côté, considérer les grandes transformations environnementales, sociales ou géopolitiques uniquement comme des contraintes extérieures auxquelles il faudrait s’adapter.
Elles créent aussi des besoins, de nouveaux métiers, des infrastructures à inventer et des marchés à construire.
C’est cette conversation que la présence de la CCIG permet d’installer au cœur du Forum.
Mais la CCIG ne participe pas au Forum uniquement sur scène
L’essentiel peut très bien se passer quelques mètres plus loin, autour d’une table, dans le cadre d’un atelier, à la sortie d’une conférence.
Pendant une discussion entre une entreprise genevoise et un porteur de projet venu expliquer ce qu’il cherche réellement.
Le Geneva Forum est construit pour cela, et chaque demi-journée permet de passer progressivement du sujet général au projet précis.
On peut parler de transformation économique, puis rencontrer une organisation qui travaille déjà sur le terrain.
Évoquer la finance à impact, puis ouvrir le budget réel d’un projet.
Discuter de biodiversité, puis découvrir qu’un programme international a besoin d’un opérateur logistique.
Parler d’intelligence artificielle, puis constater que le besoin le plus urgent d’un projet est peut-être beaucoup moins spectaculaire : une architecture de données fiable, une assurance, un partenaire commercial ou un contrat correctement conçu.
Au Geneva Forum, la CCIG rapproche concrètement les entreprises genevoises de la Genève internationale et des projets qui cherchent des compétences, des technologies, des partenaires, des financements ou de nouveaux modèles économiques. Venir au Forum, c’est pouvoir rencontrer les membres de la CCIG là où les idées commencent à devenir des projets, et où les projets peuvent devenir des activités, des collaborations et de nouveaux marchés.
Il n’est pas nécessaire d’arriver avec un grand partenariat déjà défini : une question, une expertise, un besoin, une technologie ou simplement l’envie de découvrir ce qui pourrait se construire suffit. Avec la CCIG et ses membres présents dans la communauté du Forum, quelques conversations peuvent ouvrir des passerelles durables entre entreprises genevoises, porteurs de projets et acteurs internationaux — bien au-delà de la semaine du Forum.
