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Quand le voyage devient une manière d’explorer, de comprendre et d’agir

Voyager peut consister à découvrir un territoire. Mais le voyage peut aussi devenir le moment où l’on observe, où l’on apprend, où l’on rencontre celles et ceux qui connaissent un lieu, et où l’on contribue à une démarche scientifique ou à un projet qui continuera bien après le retour.

C’est dans cette relation entre voyage, sciences, découverte et participation que Terra Scientifica trouve naturellement sa place dans la communauté du Geneva Forum.

Terra Scientifica développe le Salon du Voyage Scientifique, espace de rencontre entre celles et ceux qui proposent des voyages donnant accès aux sciences et celles et ceux qui cherchent une autre manière de parcourir le monde. À travers cette activité, une question assez simple apparaît : et si le voyage pouvait devenir lui-même une composante des projets à impact ?

La relation avec le Geneva Forum permet d’aller plus loin. Les territoires dont on parle dans les conférences peuvent devenir des lieux que l’on découvre. Les programmes scientifiques peuvent accueillir des participants. Les initiatives locales peuvent rencontrer de nouveaux publics. Et certains voyages peuvent progressivement devenir des moyens de contribuer à une recherche, à une économie territoriale ou à la protection d’un patrimoine naturel et culturel.

Du voyage scientifique au projet de territoire

Un voyage scientifique n’est pas simplement un séjour auquel on aurait ajouté quelques conférences.

Sa valeur apparaît lorsque le territoire lui-même devient le sujet.

On peut partir observer un phénomène astronomique et découvrir que l’observation du ciel pose aussi des questions de pollution lumineuse, de développement rural et de valorisation économique d’un territoire. On peut rejoindre un programme consacré à une espèce et comprendre que sa conservation dépend autant de la recherche que des activités économiques accessibles aux populations qui vivent à ses côtés. On peut suivre un cours d’eau et rencontrer, derrière les mesures scientifiques, les usages agricoles, les collectivités et les communautés qui dépendent de cette ressource.

Le voyage devient alors une porte d’entrée vers un système beaucoup plus vaste.

C’est ce type de passage que Terra Scientifica peut faciliter au sein du Geneva Forum.

Le tourisme régénératif prend une forme concrète

Cette contribution trouve naturellement sa place dans les travaux du Forum consacrés au tourisme résilient et régénératif.

La question n’est plus uniquement de réduire les effets négatifs du voyage. Elle devient : que peut produire de positif la présence d’un voyageur sur un territoire ?

Une partie de la réponse peut venir de la manière dont le séjour est construit. La dépense peut davantage bénéficier aux acteurs locaux, l’activité proposée peut contribuer à une recherche ou à une action de conservation, la rencontre peut transmettre des compétences dans les deux directions et le voyage lui-même peut participer au financement d’une activité utile au territoire.

À ce moment-là, tourisme, recherche et économie locale ne constituent plus trois sujets indépendants.

Ils peuvent devenir les différentes composantes d’un même projet.

Au Geneva Forum, le voyage peut entrer dans le modèle économique

Cette perspective devient particulièrement intéressante lorsqu’un projet à impact cherche comment financer une partie de ses activités.

Certains programmes possèdent des terrains extraordinaires, des équipes scientifiques, des années d’expérience et des actions auxquelles des personnes seraient heureuses de participer. Pourtant, ces ressources sont rarement pensées ensemble comme une offre susceptible de générer une activité économique cohérente avec la mission du projet.

Terra Scientifica permet d’introduire cette possibilité dans la conversation.

Un programme de conservation peut accueillir des séjours scientifiques. Un territoire engagé dans la restauration d’un écosystème peut construire une expérience permettant de comprendre et de soutenir ce travail. Une infrastructure scientifique peut ouvrir une partie de ses activités à des publics extérieurs sans transformer la science en spectacle.

Le voyage devient ainsi, dans certains projets, l’un des flux économiques possibles de l’impact.

Il ne remplace ni la philanthropie, ni les financements publics, ni l’investissement lorsque ceux-ci sont nécessaires. Il ajoute une capacité : celle de créer de la valeur à partir de l’expérience elle-même, lorsque cela est pertinent.

Un Salon qui devient aussi un lieu de rencontre entre projets

Le Salon du Voyage Scientifique joue dans cette relation un rôle particulier.

Il permet à des opérateurs, scientifiques, associations, destinations et porteurs de programmes de présenter ce qu’ils proposent, mais aussi de découvrir ce que construisent les autres.

Une destination peut y rencontrer un programme scientifique qu’elle pourrait accueillir. Un opérateur de voyage peut découvrir un projet à impact autour duquel imaginer un nouveau séjour. Une organisation possédant un terrain peut comprendre qu’elle dispose déjà d’une partie des ingrédients nécessaires pour accueillir des participants.

Ainsi, le Salon n’est pas seulement un espace où l’on présente des voyages existants.

Il peut devenir l’endroit où les voyages de demain commencent à se construire.

Du Salon au Forum, puis du Forum au terrain

Cette circulation est l’une des forces du partenariat.

Une rencontre à Terra Scientifica peut faire apparaître une idée qui rejoint ensuite les ateliers du Geneva Forum. Là, elle rencontre d’autres compétences et peut être travaillée sous l’angle de son modèle économique, de son financement, de ses impacts ou de sa gouvernance.

Dans l’autre direction, un projet développé au Geneva Forum peut découvrir qu’une partie de son déploiement passe par le voyage scientifique ou le tourisme régénératif. Il peut alors rencontrer à Terra Scientifica des opérateurs et des publics capables de donner corps à cette composante.

Les deux rendez-vous ne se succèdent donc pas simplement dans le calendrier. Ils peuvent alimenter un même cycle de développement.

Et pendant l’année, les projets continuent de voyager

Entre les grands rendez-vous, le travail se poursuit.

Un itinéraire doit être testé. Un partenaire local doit trouver sa place dans le modèle. Une activité scientifique doit être rendue accessible sans perdre sa rigueur. Un séjour pilote peut révéler qu’une hypothèse économique fonctionne très bien, ou qu’elle doit être entièrement revue.

Les ateliers du Geneva Forum offrent des moments pour faire évoluer ces projets. Terra Scientifica apporte de son côté un environnement spécialisé dans lequel leurs dimensions liées au voyage peuvent être confrontées à des acteurs qui connaissent réellement ce secteur.

Il devient alors possible de passer progressivement du concept au premier séjour, du séjour au programme, puis du programme à une activité reproductible sur plusieurs territoires.

Voyager vers les Global Impact Projects

Cette logique peut également trouver sa place dans les Global Impact Projects.

Lorsqu’un projet travaille à l’échelle de plusieurs pays sur l’eau, la biodiversité, l’éducation, le climat ou le développement territorial, il peut exister une place pour des voyages scientifiques, des expéditions participatives, des séjours de formation ou des expériences de tourisme régénératif.

Terra Scientifica peut contribuer à faire émerger cette dimension et à connecter les projets avec les acteurs susceptibles de la rendre opérationnelle.

Mais le mouvement fonctionne aussi dans l’autre sens : une initiative née dans le monde du voyage peut découvrir, au contact du Geneva Forum, qu’elle possède le potentiel pour devenir une composante d’un projet beaucoup plus large.

Un voyage peut commencer par l’envie de découvrir un territoire et finir par contribuer à la recherche, à une économie locale ou à un projet international. C’est ce passage que Terra Scientifica et le Geneva Forum rendent possible ensemble.


Dans la communauté du Geneva Forum, Terra Scientifica crée ainsi une passerelle entre les projets à impact et le monde du voyage scientifique. On peut la rencontrer avec une destination à faire découvrir, un terrain scientifique à ouvrir, un programme à financer autrement, une expérience à transmettre ou simplement l’intuition qu’un voyage pourrait produire davantage que le souvenir qu’il laisse.

Et parfois, ce qui commence par un départ devient une manière très concrète de participer à ce qui se construit sur place.